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Le mag des ultraportables · depuis 2007
✎ Méthodo

Comment on teste,
comment on écrit.

Cette page existe parce qu’on en a marre des sites qui notent une machine 9,2 sur 10 sans dire si quelqu’un l’a vraiment ouverte. Voilà ce qu’on fait, comment, et ce qu’on ne fait pas.

Pourquoi cette page existe

Ultraportables.fr a quinze ans. Le site est tenu par une petite équipe, sans rédaction salariée. On n’a pas le budget des Numériques, on n’a pas la cadence de Frandroid. On a une obsession : les machines qu’on peut tenir d’une main, qui durent une journée de TGV, qui ne chauffent pas dans un sac. Le reste, on en parle si ça croise notre chemin.

Pour rester crédibles, on dit comment on bosse. Si tu trouves qu’on rate quelque chose, écris-nous via la page contact. On corrige.

Deux modes, jamais cachés

Chaque article qui parle d’un produit indique en haut son mode. C’est la première ligne, sous le titre. On ne triche pas là-dessus.

1. Testé en main

La machine est passée par nos bureaux. Achetée, ou prêtée par le constructeur sur une durée définie (souvent deux semaines). Si elle est prêtée, on le dit. Si elle est rendue après, on le dit aussi.

On vise cinq à dix tests en main par an. Pas plus. C’est ce qu’on arrive à tenir sans bâcler. Les modèles choisis sont ceux qui pèsent dans le marché français : MacBook Air, XPS, ZenBook, ThinkPad X1 Carbon, Surface Laptop, le best-seller Asus du moment, et un outsider qu’on a envie de regarder de près.

2. Synthèse de sources

Tout le reste du catalogue. Le site recense un large fonds, on ne peut pas tout passer en main. Pour ces machines, on croise au minimum trois sources indépendantes :

  • Notebookcheck (benchs, mesures de batterie, démontage) — la référence quand on veut des chiffres bruts.
  • Un test grand public francophone (Les Numériques, Frandroid, 01net).
  • Les retours utilisateurs sur Amazon, Reddit (r/SuggestALaptop, r/LaptopDeals) et les forums constructeur. Filtrés, pas avalés bruts.

Les sources sont liées à la fin de l’article. Pas en bas de page floue, en lien direct, sur le mot ou la donnée concernée. Si une mesure clé (autonomie, température, niveau sonore) vient d’un test tiers, on cite la mesure et la source dans le tableau.

Protocole de test en main

Pour les machines qui passent par chez nous, le test dure dix à quatorze jours. On utilise la machine au quotidien — vrai travail, vrai déplacement. Pas de scénario synthétique de quinze minutes.

Autonomie

Trois scénarios chronométrés, batterie pleine au départ, écran calé à 150 nits (mesuré au luxmètre) :

  • Bureautique : navigateur (15 onglets), Slack, un tableur ouvert, Wi-Fi actif. Représentatif du travail réel.
  • Vidéo en boucle : 1080p H.264 fenêtré, lecteur local. Représentatif du voyage en train ou avion.
  • Charge moyenne : VS Code, un build Node toutes les 10 minutes, navigation. Représentatif du développeur en déplacement.

On reporte les trois valeurs. Pas une moyenne. La promesse constructeur est rappelée à côté, pour voir l’écart.

Performances

Geekbench 6 (CPU et GPU), Cinebench R24 (multi-thread soutenu), 3DMark Time Spy pour les iGPU. Pour les Mac, on ajoute le test de rendu Final Cut. Pour les machines ARM Windows, on teste explicitement deux logiciels x86 qui devraient passer en émulation et on note le ressenti. Pas juste le score.

Dalle

Sonde Datacolor SpyderX. On mesure brightness max, ratio sRGB et DCI-P3, Delta E moyen, uniformité (neuf zones). Si le constructeur annonce 500 nits et qu’on en mesure 410, on l’écrit.

Clavier

On frappe un texte de 8 000 signes le jour 1, puis le jour 10. On compare la fatigue ressentie. Course, retour, layout AZERTY ou QWERTY. Si une touche est mal placée pour un usage français (le @, l’accent circonflexe, la disposition de Shift droit), on le dit.

Chauffe et bruit

Sonomètre à 30 cm de l’écran pendant un Cinebench R24 multi-thread soutenu pendant dix minutes. Température clavier et dessous mesurée au thermomètre IR à la même seconde. Si la machine throttle, on note quand.

Mobilité réelle

On met la machine dans un sac. On la sort. On l’ouvre debout dans un aéroport. On la pose sur une table de TGV qui vibre. On vérifie la rigidité du capot, la stabilité de la charnière, si la dalle bave en lumière directe. C’est là que se voit la différence entre un ultraportable réel et un laptop fin sur le papier.

Comment on choisit les modèles

Trois critères en entrée. La machine doit cocher au moins deux des trois pour qu’on s’y intéresse :

  1. Mobilité réelle : sous 1,3 kg avec chargeur, ou autonomie réelle bureautique supérieure à 10 h, ou eSIM/4G/5G intégrée.
  2. Disponible en France, à la vente neuve ou reconditionnée par un acteur qui livre en France. On n’écrit pas sur du gris import sans le dire.
  3. Pertinent : un usage défendable. Pas le 47e clone sans angle.

Aucun constructeur n’a de quota chez nous. On n’a pas d’objectif rédactionnel à atteindre par marque, par mois, par catégorie.

Erreurs et corrections

On se trompe. Une autonomie qu’on a sous-estimée, un benchmark mal lu, un prix qui a changé depuis la publication. Quand on est repris, on corrige. Et on garde la trace : la date dateModified de l’article est mise à jour, et un encart Correction est ajouté en bas avec ce qui a changé et pourquoi.

Si tu repères une erreur, le plus rapide est de nous écrire via le formulaire de contact. On regarde sous trois jours ouvrés.

Dernière mise à jour : 14 mai 2026 · M. Lefèvre